Bienvenue !
IL EST FORMELLEMENT INTERDIT DE PLAGIER OU DE ME PRENDRE MES IMAGES SANS AUTORISATION !
Merci de respecter la propriété et le travail des autres.
/!\ Nous pouvons devenir dangereuses. /!\
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Ce blog ne sert à rien, mais comme j'aime pas la pub dessus, je suis obligé de poster tout les 45 jours...
Donc voilà.
Ce soir, grâce à mon maquillage, j'ai successivement été gothique, une fan allant à un concert, une indienne et un riche comte italien.
Ce soir, j'ai changé trois fois de coiffure.
Ce soir, je me demande quand est-ce que mon ex va se déclarer à la pute qui ressemble à un mec et dont le ventre dépasse entre le pantalon et le débardeur avec qui il danse toutes les semaines.
Ce soir, je me demande si j'ai vraiment dégouté mon ex des jolies filles.
Ce soir, je fais des hypothèses sur ce que ma vie aurait pu être sans ça ou ça.
Ce soir, j'ai pleuré quand Neal Caffrey a perdu Kate, quand Matthew Bellamy chante "You could be my unintended", quand les gens racontent les problèmes qui sont pas les miens.
Aujourd'hui, mes seuls repas ont été un panini au Nutella, un paquet de céréales, des fruits secs et des pistaches grillées.
Aujourd'hui, j'ai dormi 4h.
Aujourd'hui, j'ai jamais autant été seule de ma vie, jamais aussi triste et jamais aussi heureuse.
Aujourd'hui, je me suis jamais autant prise la tête sur un truc dont j'en ai rien à foutre.
Aujourd'hui, j'aurai aimé pouvoir rembarrer le mec qui me tourne autour.
Aujourd'hui, j'ai mal au ventre, à la gorge.
J'ai plus envie de manger, j'ai plus envie de dormir.
J'ai plus envie d'aimer, plus envie de haïr.
J'ai plus de voix, plus de volonté.
Mais sinon, tout va bien.
I promiss.
Ma mère veut se débarraser de moi pendant les vacances.
Mon ex, voulant soit-disant rester ami avec moi, ne veut plus me voir.
Mes amis sont soit beaucoup trop loin, trop beaucoup trop loin.
(Cherchez un peu, vous comprendrez qu'il y a bien deux sens.)
I just want to stop thinking.
But I can't.
Tonight, I just want to be what I'm not.
I just want to be where I can't.
I just want to stop thing which can't be.
Tonight, it's anarchy.
Tonight, this is war life !
Je ne vais plus pleurer.
Je ne vais plus parler.
Je me cacherai là.
A te regarder
Danser et sourire
Et t'écouter
Chanter et puis rire.
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre.
L'ombre de ta main.
L'ombre de ton chien.
Là, si je pouvais, j'irai courir...
Courir, jusqu'à en tomber raide.
Ça m'éviterai probablement d'être là, à pleurer toutes les larmes de mon corps pour finalement me lever en catastrophe et aller gerber dans mon évier.
J'en serai pas où j'en suis, à taper sur mon clavier avec des doigts tremblants de désespoir.
J'en passerai pas mes soirées pliée en deux par un mal de ventre douloureux.
Je suis immonde, pitoyable. Je le sais et je le vis mal, très mal.
C'est dur de passer une impasse amoureuse mais ca l'est encore plus lorsqu'on est tiraillée entre le Cœur et la Raison.
« Le Cœur a ses raisons que la Raison ignore. »
Si je pouvais... si j'en étais capable, je me ferais mal jusqu'à ce que la douleur dépasse la douleur.
Parce que la douleur est plus forte que la douleur.
Mais j'en suis pas capable... Ignoble et misérable.
J'en ai maudit, j'en ai haï pour moins que ca... et maintenant, j'en viens à les comprendre, à compatir, à lutter pour ne pas tomber aussi bas qu'eux... sans pour autant approuver ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils sont.
C'est facile de tomber. Trop simple.
Le plus dur, c'est de garder la tête hors de l'eau, de ravaler ses larmes et de veiller sur sa fierté.
Mais d'abord, il faut réussir à remonter depuis le fond, à s'arrêter de pleurer et à repêcher sa fierté. Seule...
Parce que, même s'ils essayent et ils essayeront, personne ne peut le faire pour vous. Alors, seule, il faut se sortir de cette misère.
Parce que seul, on l'est toujours.
Le reste n'est qu'une illusion, une fragile et tendre illusion que ne dure que le temps d'un rêve. Aimer, c'est souffrir... Seulement, la souffrance arrive après avec le doute, l'absence : une fois que le rêve est brisé.
Alors, je veux courir pour passer le temps, pour oublier de réfléchir, pour n'être concentré que sur une seule chose et oublier le reste. Parce que réfléchir, c'est se torturer.
S'arrêter de réfléchir, s'arrêter d'aimer, s'arrêter de souffrir, c'est un luxe. Un luxe que seul les morts peuvent s'offrir. Si c'est ce tarif là, alors...
ALORS PUTAIN, JE VEUX VIVRE. VIVRE VIVRE VIVRE. VIVRE ET SOUFFRIR. VIVRE ET AIMER. VIVRE ET PLEURER JUSQU'A DEVENIR UNE VIEILLE PEAU DESSECHE. VIVRE ET GERBER LA VIE PAR TOUS LES PORES DE MA
PEAU. VIVRE VIVRE VIVRE ET ENCORE VIVRE... POUR FINALEMENT MOURIR.
Vivre et continuer de me soucier de ma connexion internet, de mon permis, de mon rendez-vous chez le dermatologue, des problèmes de sponsors, de la gueule des voisins, du bruit des soirées chez
eux, de la fin de ma série qui ne se termine pas.
Vivre, c'est à chier... Et pourtant, on en redemande encore et encore. Alors soit on est masochiste, soit c'est parce que la vie a un fond de magie et de rêve.
Vivre, c'est à gerber... C'est à se suicider... à se flinguer... à s'aimer et à se torturer.
VIVRE, C'EST LA MISERE DES HOMMES. Parce que si on était pas aussi vivant, on ne souffrirais pas autant, on ne pleurerais pas autant.
Vivre, c'est souffrir. Et c'est parce qu'on souffre qu'on se sent vivant.
Putain de vie.
Imaginez un endroit immense, semé de couloirs exigus sans fins et de portes. Jamais aucun cul de sac. Certains chemins se séparent pour se retrouver, d'autres ne se retrouveront jamais. Et des portes, encore des portes à ne plus en finir.
Un labyrinthe.
Bon, et bah, ca, c'est ma tête.
Imaginez maintenant un petit bonhomme qui marche, sans savoir où il va, sans regarder où il va. Et il passe une porte, deux portes, des millions de portes et il ne sait toujours pas où il est. Et il tourne à gauche, à droite, il évite certains pièges, tombe dans d'autres mais toujours, et encore toujours, il met un pied devant l'autre, inlassablement. Jamais il ne se retourne, jamais il ne s'arrête. Toujours il avance.
Ça, c'est moi. Moi qui me perds dans ma tête.
Parfois, j'ai l'impression que c'est pas la mienne. Que les sentiments que je libère en ouvrant les portes ne sont pas les miens. Parfois, j'ai l'impression d'y être tellement insignifiante, ridicule ou encore seule.
Me tête est bizarre.